Figure réelle de la piraterie coloniale, La Buse fascine et intrigue plus de trois siècles après sa disparition. Qui était vraiment Olivier Levasseur ? Ce n’était ni un personnage tout droit sorti d’un roman ni un simple amateur de vie en mer : né à Calais vers 1690, il transforme rapidement une éducation bourgeoise et structurée en carrière de pirate redouté. Son histoire débute sur fond de guerres maritimes, de corsaires et d’or volé dans l’océan Indien.
La Buse s’illustre par le pillage du galion portugais Nossa Senhora do Cabo, accumulant un butin gigantesque fait de bijoux, de lingots et d’objets sacrés. Mais ce qui rend son nom célèbre, c’est ce fameux cryptogramme lancé à la foule avant sa pendaison à La Réunion. Trois siècles après, la rumeur court toujours : ce code mystérieux pointerait vers un trésor dont personne n’est certain de l’existence. Vous imaginez, un pirate dont l’énigme défie encore archéologues et passionnés d’histoire, entre mythe entretenu et véritables recherches… Il y a de quoi se demander ce qu’il a vraiment laissé derrière lui !
Quelle est la véritable identité d’Olivier Levasseur dit La Buse ?
Derrière le surnom La Buse se cache un personnage nuancé, loin de l’image caricaturale du pirate classique. Né vers 1690 à Calais dans une famille bourgeoise, Olivier Levasseur grandit au sein d’un milieu éduqué, privilégié par un accès à des études avancées. Plusieurs sources évoquent une formation en architecture, un atout rare pour quelqu’un de son époque qui allait devenir une figure redoutée sur l’océan Indien. Rien ne prédestinait ce jeune Français à prendre la mer pour y semer la terreur, et pourtant, la guerre de Succession d’Espagne (1701-1714) va bouleverser son existence. Le jeune Levasseur obtient une lettre de marque délivrée par Louis XIV, un permis d’attaquer les navires ennemis légitimement, sous manteau du roi. Ainsi va-t-il faire ses premières armes comme corsaire, profitant d’un statut reconnu dans le royaume.
À la fin du conflit, Levasseur, comme nombre d’anciens corsaires, choisit de ne pas retourner à la vie civile. Son navire déjà prêt, il s’investit totalement dans la piraterie. En 1716, il rejoint un collectif d’autres flibustiers influents à Nassau, tels Benjamin Hornigold et Edward Teach (l’inquiétant Barbe Noire). Cette association va ancrer Levasseur parmi les figures de la piraterie du XVIIIe siècle. Rapidement, il prend son envol indépendamment, modifiant ses plans en attaquant des navires marchands brésiliens, puis portugais, avant de s’éloigner vers l’océan Indien sous la pression des autorités.
Comment La Buse est-il devenu un symbole de la piraterie dans l’océan Indien ?
L’image de La Buse s’est définitivement forgée lors de la prise spectaculaire du galion portugais Noussa Senhora do Cabo en 1724, alors que le navire était en escale technique sur l’île Bourbon (aujourd’hui La Réunion). Ce vaisseau, chargé de pierres précieuses, de lingots d’or, de vases sacrés et d’archives religieuses, a renforcé encore le mythe autour d’Olivier Levasseur, notamment pour le montant astronomique estimé du butin subtilisé. On parle de plusieurs millions d’euros rapportés à la valeur contemporaine. La capture audacieuse de ce navire religieux par un homme issu d’une famille respectable fait toujours sourire dans les récits locaux, tant le contraste est grand. Il y a ce côté romanesque : l’intellectuel devenu pirate, l’amateur d’architecture transformé en légende criminelle.
- Sa stratégie redoutable d’attaques rapides lui a valu le surnom de “La Buse”, en référence à ce rapace qui fond sur sa proie sans prévenir.
- Son implication dans la fraternité des pirates à Nassau le place au cœur des circuits de piraterie mondiale.
- Les conséquences économiques de ses pillages sur l’économie coloniale portugaise sont toujours étudiées par les historiens.
- L’aura mystique liée à tout ce qu’il a laissé derrière lui, dont le fameux cryptogramme, continue de fasciner archéologues et chercheurs de trésor.
Qu’est-ce que le cryptogramme de La Buse et pourquoi fascine-t-il encore ?

La fin tragique de La Buse n’est pas qu’une exécution classique : à la potence, à Saint-Paul (La Réunion) le 7 juillet 1730, il lance dans la foule un mystérieux cryptogramme. Sa formule résonne encore aujourd’hui – “Mes trésors à qui saura comprendre !” Des témoins rapportent qu’il aurait arraché un collier ou un parchemin de son cou pour le jeter avant d’être pendu. Ce document de 17 lignes, rédigé dans un alphabet classique réorganisé de manière incompréhensible, serait la clé menant à son fabuleux trésor. L’authenticité du texte suscite le débat, mais chaque tentative de déchiffrage vire rapidement à la chasse au trésor grandeur nature.
La complexité du cryptogramme tient notamment à la multitude d’indices : certains évoquent des références ésotériques, d’autres parlent de liens avec les mythes antiques ou la franc-maçonnerie. L’original demeure introuvable, mais des copies circulent depuis les années 1930, attisant les recherches d’amateurs comme de spécialistes. Étonnamment, cette énigme a relancé des fouilles officielles. Récemment, des gravures énigmatiques découvertes à l’île Maurice, dans la région d’Albion, ont donné lieu à des expertises mandatées par le Fonds du patrimoine national mauricien.
Ce qui saisit, c’est la persistance avec laquelle le mystère de La Buse résiste aux ans. Trois siècles plus tard, rares sont les énigmes historiques aussi vivaces : entre les Seychelles, Maurice et La Réunion, on continue de dénicher symboles, fragments et indices liés à son aura de pirate insaisissable. Les preuves scientifiques du trésor continuent, elles, d’échapper aux chercheurs, ce qui ne fait qu’alimenter la légende.
Quels objets et indices entretiennent la légende du trésor de La Buse ?
Ce qui nourrit la ferveur autour de La Buse et son trésor, c’est bien la variété des objets, inscriptions et témoignages collectés au fil des décennies. On estime le butin ramené du galion portugais — rebaptisé “Le Victorieux” — à une somme colossale, chiffres à l’appui. On raconte que chaque pirate ayant participé au partage aurait reçu plus de 40 diamants et 5 000 guinées en pièces. Des inventaires minutieux évoquent diamants bruts, barres d’or et d’argent, tapisseries, croix ornées de rubis, coffrets de pierres précieuses, en tout l’équivalent de milliards d’euros actuels. Malgré les fouilles, aucune preuve matérielle directe n’a été scientifiquement authentifiée.
| Type d’objet | Valeur estimée (euros actuels) | Lieu/Contexte de découverte |
|---|---|---|
| Bijoux, perles, diamants | Plusieurs millions d’euros | Seychelles, fouilles de Bel Ombre |
| Vaisselle liturgique, croix incrustée | Jusqu’à 100kg d’or, valeur inestimable | Galion “Nossa Senhora do Cabo”, inventaires anciens |
| Fragments gravés, symboles mystérieux | Valeur patrimoniale | Albion (Maurice) et Ravine Ango (Réunion) |
Pourquoi La Buse reste-t-il une figure centrale de la chasse au trésor ?
L’attrait persistant pour La Buse s’explique par la conjugaison d’indices historiques, d’anecdotes et d’un enjeu patrimonial fort sur tout l’ensemble de l’océan Indien. D’un côté, il y a le mythe savamment entretenu de ce cryptogramme inviolé ; de l’autre, le sérieux des recherches qui se sont multipliées : sur les falaises de la Réunion, dans les grottes des Seychelles, ou au creux des ravines de l’île Maurice et de Rodrigues. De nombreux passionnés et quelques chercheurs de renom, comme Reginald Cruise-Wilkins, surnommé “le Treasure Man”, ont consacré leur existence à décrypter chaque mot, chaque gravure, dans l’espoir de découvrir le fabuleux magot du pirate. D’autres, plus fantasques sans doute, n’ont pas hésité à bâtir des “cabanes de fortune” à quelques mètres de sites supposés abriter le trésor, portés par la légende transmise de génération en génération.
Sur l’île de la Réunion, le personnage de Bibique s’est distingué dans la recherche du trésor en arpentant la côte ouest puis la Ravine Ango, alors qu’à Rodrigues, le grand-père de J.M.G. Le Clézio y a consacré vingt ans de sa vie ! Même récemment, des chercheurs pensent avoir décodé le cryptogramme, mais le secret reste bien gardé, attisant l’esprit d’aventure et la soif d’histoire. Aujourd’hui, la chasse au trésor autour de La Buse croise véritablement histoire, légalité et passion collective, tout en interrogeant la frontière entre mythe et vérité tangible.
Conclusion

Olivier Levasseur, surnommé La Buse, reste une figure marquante de la piraterie du XVIIIe siècle. Originaire de Calais et issu d’un milieu éduqué, il est passé de corsaire à pirate redouté, naviguant sur les routes maritimes stratégiques de l’océan Indien. Son nom évoque encore aujourd’hui l’image du pirate prêt à tout pour s’emparer de trésors fabuleux.
Le mythe du cryptogramme jeté à la foule lors de sa pendaison n’a jamais cessé de fasciner. Que ce document soit réel ou non, il alimente la quête collective, nourrit des recherches historiques et archéologiques sur plusieurs îles, et fait régulièrement parler de lui à travers les récits, fouilles officielles et chasses modernes au trésor.
Les traces de La Buse et de son butin continuent de passionner autant les chercheurs sérieux que les rêveurs. On peut dire que, trois siècles plus tard, son histoire n’a rien perdu de sa force ni de son suspense. Dans l’imaginaire collectif, il incarne encore cette frontière floue entre réalité historique et légende inépuisable.
La Buse, de son vrai nom Olivier Levasseur, était l’un des pirates les plus redoutés du XVIIIe siècle, principalement actif dans l’océan Indien. Issu d’une famille bourgeoise de Calais, il profite d’une solide éducation avant de devenir corsaire pour la France pendant la guerre de Succession d’Espagne. Rapidement, il se tourne vers la piraterie et s’illustre en 1721 lors de la capture spectaculaire du galion portugais Nossa Senhora do Cabo, transportant un immense butin d’or, de bijoux et de pierres précieuses. La Buse est aussi devenu célèbre pour avoir laissé un cryptogramme censé mener à son trésor, défiant chercheurs et passionnés depuis près de 300 ans. Le cryptogramme de La Buse fascine car il symbolise la chasse au trésor la plus célèbre liée à la piraterie. Avant son exécution, il aurait jeté un document codé dans la foule, criant que sa fortune irait à qui saurait la prendre. Ce texte de 17 lignes, composé de symboles et d’énigmes, n’a jamais été officiellement déchiffré. Certains pensent qu’il contient des références à la mythologie ou à la franc-maçonnerie. Ce mélange de mystère historique, d’enjeux patrimoniaux et de légendes attire autant les chercheurs officiels que les aventuriers amateurs, perpétuant ainsi le mythe autour de La Buse et de son trésor caché. Passionné par l’écriture depuis toujours, rédacteur et journaliste indépendant curieux de tout, âgé de 28 ans, aimant raconter et transmettre l’actualité.Qui est La Buse, ce pirate si célèbre dans l’océan Indien ?
Pourquoi le cryptogramme de La Buse intrigue-t-il autant ?
Quel butin La Buse aurait-il réellement dissimulé ?


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